Dumbo (2019)

Dumbo nous promet de la magie. Il nous donnera quelques moments sympathiques et une certaine fluidité due à l’expérience de réalisateur de Tim Burton. 6/10

Réalisation : Tim Disney

Scénario : Ehren Kruger d’après l’oeuvre de Helen Aberson

Directeur photo : Ben Davies

Chef monteur : Chris Lebenzon

Superviseur des effets visuels : Richard Stammers

Bande originale : Danny Elfman

Directeur Artistique : Andrew Bennet

Chef costumier : Colin Atwood

Durée : 1h52

Sortie le 27 mars 2019

Production : Walt Disney Company

Budget : 170 M$

Genre : Disney Live

Acteurs principaux : Colin Farrell, Danny De Vito, Michael Keaton, Eva Green, Nico Parker, Finley Hobbins, Alan Arkin

Note : 6/10

Dumbo nous promet de la magie. Il nous donnera quelques moments sympathiques et une certaine fluidité due à l’expérience de réalisateur de Tim Burton. Une fois plantés le décor des cirques et la thématique du manque créé par la disparition de la mère, le film s’accroche à ses héros humains, autant que l’éléphant sert souvent d’accessoire. Dommage, car la créature en CGI demeure ce que le film a réussi de mieux et la caractérisation schématique de ses personnages (scénaristiquement et par l’interprétation des acteurs, hormis les enfants qui sont irréprochables) est son plus gros défaut. On retrouve ça et là des restes des premiers films de Tim Burton : la gamine scientifique crée Dumbo comme le savant fou Vincent Price donnait vie à Edward, le groupe de freaks attire la sympathie lors d’une scène de sauvetage rappelant les virées des comparses d’Ed Wood. Mais tout est au final enrobé dans le pragmatisme et la tiédeur qui sont les siens depuis deux décennies. Son compositeur Danny Elfman est quand à lui, en pilote automatique et souvent à contretemps.

Calibré et politiquement correct, même dans le traitement infligé aux freaks, Dumbo ne produit que des envolées calculées et noie tous ses points de vue. Disney se paie le luxe d’un peu de cynisme post-moderne en incorporant sa propre satire de Disneyland via le parc Dreamland et le personnage interprété par Michael Keaton. Le studio pouvait bien se permettre un degré supplémentaire d’assimilation avec le concours de Tim Burton – dont le passé turbulent avec le studio a été bien souvent relayé – si ce concours avait encore un tant soit peu d’effet. Reste un spectacle attrayant pour les enfants et ceux qui ne connaissent par le dessin animé original, semblable aux précédentes adaptations live des classiques Disney.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s