The Elegant Mr. Hu – 风流的胡老爷

Melting Pot de burlesque à la Chaplin faisant la part belle aux personnages typés, de comique de situation venu des beaux jours de la comédie classique hollywoodienne et de portrait social plus ou moins grossier des habitants de Taipei, le film de Wu Fei Jian ne manque pas de rythme et d’en train.

Réalisation : Wu Feijian

Scénarite : Wu Feisong

Directeur photo : Chen Zhongxin

Durée : 1h38

Pays : Taiwan

Sortie au Taiwan le 04/03/1967. Diffusé à la Cinémathèque Française le 27/06/2019

Acteurs Principaux : Ding Kang, Aizaicai, Ling Ling, He Yuhua, Hu Dou, Xiaolin

Genre : Comédie

Note : 6,5/10

Retour à la rétrospective Cinéma de (mauvais) genre made in taiwan de la cinémathèque française pour une comédie rare, forcément dans une copie sale, mais l’essentiel a été sauvé ! L’élégant Mr.Hu du titre est un patron de banque lubrique qui profite de son argent pour arroser ses nombreuses maîtresses, dont une est particulièrement vénale. Elle l’oblige à acheter une bague au diamant hors de prix. C’est le départ de situations rocambolesques autour de cette bague impliquant la femme bien en chair du banquier, des pauvres cireurs de chaussures, une entraîneuse à la santé précaire, un médecin de bonne volonté, mais bourré du matin au soir…etc. Lorsque l’entraîneuse tombe gravement malade du fait de s’envoyer un peu trop d’alcool tous les soirs (elle aussi!), ses amis des quartiers pauvres veulent l’aider à faire croire à sa pauvre mère qu’elle a épousé un banquier. En échange du diamant tombé entre les mains des pauvres, Hu et sa femme se feront passer pour des domestiques dans leur propre maison, rappelés à leur devoir par une mère exigeante pour le bien être de sa fille.

Melting Pot de burlesque à la Chaplin faisant la part belle aux personnages typés, de comique de situation venu des beaux jours de la comédie classique hollywoodienne (particulièrement dans sa seconde partie) et de portrait social plus ou moins grossier des habitants de Taipei en 1966, le film de Wu Fei Jian ne manque pas de rythme et d’en train. Il saisit bien le Zeitgest d’un pays dont l’économie décolle fortement, permettant à une partie de la population de Taipei de devenir bourgeoise tandis qu’une grande pauvreté persiste à deux pas de chez eux. L’argent, le matérialisme et l’apparence de la réussite sont les moteurs de nombreux personnages, grotesques et futiles, mais pour certains prompts à faire oeuvre de bienfaisance. Le mot de la fin reviendra à la mère campagnarde pour sa fille, dans un moment touchant opérant une rupture de ton radicale et achevant de faire pivoter le film vers la fable sociale. Puis nous finirons sur un happy-end total, parceque le temps passe et que dans le meilleur des mondes, il y’a un emploi dans une banque et un logement en HLM pour tous.

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