Avenue 5

Créateur / Showrunner : Armando Iannucci

Scénario : Armando Iannucci, Simon Blackwell, Tony Roche

Réalisation : Armando Iannucci

Directeur Photo : Eben Bolter

Montage : Gary Dollner

Bande Originale : Adhem Ilham

Production : Dundee Production, HBO

Durée : 8 x 30 mn

Diffusé sur HBO à partir du 20 janvier 2020

Visible en France sur OCS à partir du 20 janvier 2020

Acteurs Principaux : Hugh Laurie, Josh Gad, Zach Woods, Rebecca Front, Nikki Amuka-Bird, Suzy Nakamura

Genre : SF, comédie

Note : 6,5/10

Ceux que la fin de Veep a rendu orphelins peuvent se réjouir. Armando Iannucci est de retour avec une série…de SF. Et il se paie le luxe de recruter Hugh « House » Laurie en lead. L’acteur est en terrain connu avec le réalisateur / scénariste puisqu’il avait donné la réplique à Julia Louis Dreyfus pendant plusieurs saisons dans le rôle de Tom James. Le revoir en lead dans une autre série que « House » est un risque, comme il est devenu, quelque soit son registre, indissociable du docteur misanthrope qu’il a campé pendant tant d’années. Le capitaine Ryan Clark en est pourtant à 100 lieux. Image de marque d’un vaisseau de croisière intergalactique, cet imposteur qui passe pour un héros aux yeux du public est un descendant direct de Sélina Meyer, même s’il n’arrive jamais dans ce pilote à bouffer l’écran comme le faisait Julia Louis Dreyfus dans sa série politique. Il est pourtant lui aussi entouré d’une équipe de bras cassés et aura bien des problèmes à résoudre. Alors que nous démarrons sur un ton proche de la Croisière s’amuse, l’équipage et les invités ne tarderont pas à se retrouver dans une situation délicate : Ayant quitté sa trajectoire, l’Avenue 5 ne pourra pas retourner sur Terre avant 3 ans. Ce qui nous laissera pas mal de temps pour apprendre à connaitre la galerie de personnages présentée dans le pilote.

Si ce n’est ce pitch original et prometteur (on a pas vu mieux depuis ‘the Good Place’), on ne trouve au départ que du cynisme tiède et des échanges fonctionnels. Et malgré la présence du remarquable Zach Woods (The Office, Silicon Valley), aucun des seconds rôles ne parvient à surnager. Méfiance. Des sitcoms comme the Office ou Parks & Recreations nous ont bien démontré qu’en terme de comédie télévisuelle, les personnages peuvent mettre du temps à infuser. Et en quelques épisodes, un petit groupe de passagers fait peu à peu son nid. Pour avoir du Iannucci bien féroce sans la politique, nous devrons attendre la deuxième partie de la saison. Chaque épisode devient vite une avalanche de situations aussi dingues que foncièrement pessimistes envers l’incompétence et la stupidité des humains : vaisseau entouré de merde devenant un spectacle, personnages stupides qui se précipitent dans l’espace et autres joyeusetés font sortir la série de sa zone de confort et créent une attente certaine pour la saison 2, malgré une fin de saison décevante. Reste à bichonner un peu plus les personnages et on peut tenir une série qui vaudra sur la durée.

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