The Demon Inside

Réalisation : Pearry Teo

Scénario : Pearry Teo

Chef Opérateur : Jonathan Hall

Assistant Réalisateur : Sazzy Granquist

Montage : Danny Rafic

Bande Originale : Frederik Wiedmann

Chef Décorateur : Ryan Kaercher

Production : Ehud Bleiberg, Danny Dimbort, Melanie Kollar, Ariel Bleiberg, Nicholas Donnermeyer, Robert Kazinsky, Charles Arthur Berg

Pays : USA

Durée : 1h27

Sortie en salles le 22 juin 2020

Acteurs Principaux : Robert Kazinsky, Peter Jason, Florence Faivre, Tatum O’Neal, Hannah Ward, Douglas Spain, Caden Dragomer

Genre : Film de possession

Note : 5/10

Sortie DVD/BluRay le 21 octobre 2020

Après trois mois de suspens, les salles de ciné sont réouvertes ! Pourquoi pas une petite balade à l’UGC des Halles pour revoir un petit film d’horreur du monde d’avant dans les salles obscures. Masques à l’entrée, mais pas dans la salle, et un indice de remplissage plutôt honorable pour le dernier rejeton d’un sous-genre quasiment mort-né : le film de possession. Qu’était-il encore possible de dire après l’Exorciste? Tant d’ersatz ont suivi le chef d’oeuvre de William Friedkin, puis le genre a été parodié et on ne sait trop pourquoi (peut-être opportunisme, regain de foi ou manque d’idées), les années 2000 l’ont réssuscité dans autant de copies « réalistes » qu’on ne sait plus différencier les titres. The Demon Inside ne saura certainement pas se différencier à ce niveau, par exemple de The Devil Inside, et plutôt faiblement par son contenu. Le film du réalisateur singapourien Pearry Teo démarre dans la vie d’un pauvre schyzophrène qui élève seul son gamin. Alors que la conservation de la garde ne tient qu’à un fil, des événements étranges se produisent dans la maisonnée, qui n’ont pas échappé à l’attention de la baby-sitter, un cul béni. Elle prévient le padre local qui est pote avec un prêtre mercenaire exorciste tout juste sorti de prison pour avoir tué un gamin lors de sa dernière session (mais pas bien chagriné par tout ça, parceque oui c’est une guerre contre le mal). Mais n’est-il pas déjà trop tard? Peut-être pas car la phase de consentement de la possession n’a pas encore eu lieu.

L’unique apport de The Demon Inside est d’adopter le point de vue d’un schyzophrène, plutôt bien interprété par l’anglais Robert Kazinsky (Warcraft, Captain Marvel). De ce fait, tout ce qui nous est montré, y compris l’exorcisme, implique l’incertitude. L’anti-héros athée et malade délaissé par la société est assiégé par ces religieux et il n’a d’autre allié pour évaluer la réalité des faits, et protéger son fiston, que les photos prises par son polaroid. Ce postulat angoissant et socialement intéressant n’est que peu exploité car nous passons très vite à une attitude de confiance envers le prêtre exorciste. Le réalisateur ne veut pas reproduire d’énièmes séances d’exorcismes « réalistes ». Il ne veut pas non plus renouveler le genre, comme l’a fait humblement Insidious aux débuts de Blumhouse. Il garde à l’esprit le minimum syndical pour protéger son twist et laisser subsister un doute. Ce doute s’oriente tout de même vers la frange noire de ce sous-genre, dans lequel s’était aventurée la série Outcast. En d’autres termes, le mal est horrible à souhait et il se nourrit de notre époque rationnelle. Ce qui nous vaut quelques surprenantes images flashs de démons et quelques vibrantes tirades mystiques de notre prêtre pas aimable. Distrayant.

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