The Lodge

Réalisation : Severin Fiala, Veronika Franz

Scénario : Sergio Casci, Severin Fiala, Veronika Franz

Directeur Photo : Thimios Bakatakis

Bande Originale : Danny Bensi, Saunder Jurriaans

Montage : Michael Palm

Chef Décorateur : Sylvain Lemaitre

Casting : Dixie Chassay

Budget : Inconnu

Pays : Royaume-Uni, Canada, USA

Durée : 1h48

Compétition Festival de Gérardmer 2020

Sortie VOD le 15 juillet 2020

Production : Simon Oakes, Aliza James, Aaron Ryder, FilmNation Entertainment, Hammer Films

Genre : Drame psychologique, Horreur

Acteurs Principaux : Riley Keough, Jaeden Martell, Lia McHugh, Richard Armitage, Alicia Silverstone

Note : 3,5/10

Le festival de Gérardmer a toujours eu ses films qui jouent sur la torpeur et les névroses sous couvert d’installer une ambiance. Digne successeur du Goodnight Mommy du duo Veronika Franz et Severin Fiala, The Lodge est également centré sur des enfants : un frère et une sœur qui doivent faire face au suicide brutale de leur mère. Le père leur impose une belle-mère dérangée psychologiquement (pour cause, elle a grandi dans une secte religieuse) et propose à tout ce petit monde un séjour dans un chalet, juste avant de se carapater et de laisser la nouvelle femme avec ses deux gosses.

Fidèle à la sélection de cette année, the Lodge est donc un faux huis clos qui réserve de beaux extérieurs, mais se trouve coupé du monde et de son contexte. Dans l’enfermement familial et de la maison, les névroses et les petits coups bas peuvent se développer. Le problème est que le film joue sur l’ambiguité de sa nature fantastique, et ce jusqu’au bout, et il joue même toutes ses cartes uniquement sur cette ambiguité. Le meilleur moment du film est à ce titre un des seuls qui soit clair et direct, au tout début. De ce fait, un twist est attendu au tournant et il ne sera guère surprenant que les réalisateurs ne s’en contentent pas, probablement conscients que le boulot qu’ils ont fait sur la montée de la tension est très loin de ce dont étaient capable un Shyamalan ou un Amenabar. Un beau sentiment de remplissage, d’incohérence et de fainéantise scénaristique suit le visionnage de ce film. Il est d’autant plus dommageable qu’il s’appuie sur le charisme de Riley Keough, de Richard Armitage et surtout d’une Alicia Silverstone transfigurée qui n’a heureusement pas cédé aux sirènes de la chirurgie. Avec des productions plutôt rares, on attend beaucoup mieux de la nouvelle Hammer.

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