The Mandalorian – Saison 2

Showrunner / Créateur : Jon Favreau

Scénario : Jon Favreau, George Lucas, Rick Famuyiwa, Dave Filoni

Réalisation : Rick Famuyiwa, Dave Filoni, Bryce Dallas Howard, Peyton Reed, Jon Favreau, Robert Rodriguez, Carl Weathers

Directeur Photo : Barry Baz Idoine, Matthew Jensen, David Klein

Montage : Andrew S. Eisen, Jeff Seibenick, Adam Gerstel, Dylan Firshein

Bande Originale : Ludwig Göransson

Chef Décorateur : Andrew L. Jones, Doug Chiang

Direction Artistique : Vlad Bina, John B. Josselyn, Bradley Rubin

Pays : USA

Durée : 8 x 40 mn

Diffusé sur Disney + à partir du 30 octobre 2020

Production : Jon Favreau, John Bartnicki, Carrie Beck, Dave Filoni, Karen Gilchrist, Kathleen Kennedy, Janet Lewin, Jason D. McGatlin, Colin Wilson, David S. Grant, John Hampian

Acteurs Principaux : Pedro Pascal, Gina Carano, Giancarlo Esposito, Rosario Dawson, Amy Sedaris, Temuera Morrison, Ming-Na, Timothy Oliphant, Katee Sackhoff

Genre : Space Opera, Western, Action

Note : 8/10

Disney a eu le nez fin en lançant le Mandolarien comme produit d’appel de sa nouvelle plateforme. Les aventures du Mandalorien Din Djarin et du mystérieux bébé Yoda n’ont pas fait que résuscitter l’effet gizmo dans le monde du merchandising. En une saison, Jon Favreau (qui avait déjà lancé le Marvel Cinematic Universe avec Iron Man en 2008) a réussi à renouer avec l’esprit de la trilogie classique : un peu de western, une pointe de space opera, de l’émotion bien calibrée, des personnages attachants et une série tournée vers l’action. Un habillage splendide au niveau des génériques et une bande originale épique à souhait composait la cerise sur le gâteau. Le côté solennel que Georges Lucas avait apporté à son mythe était reproduit, mais avec la pointe d’originalité qu’il fallait. La première série de Disney + représentait bien un nouvel espoir pour une galaxie de personnages de l’univers étendu Star Wars, et une occasion de donner une suite directe au retour du Jedi. Cet espoir est confirmé par la saison 2. L’apport de Dave Filoni, qui a travaillé sur les animés Clone Wars et le récent Star Wars Rebel, est d’ailleurs la première chose qui ressort de ces huit épisodes. En point d’orgue l’épisode 5, festival de coup de coudes qui voit le retour de la jedi Ahsoka Tano qui participa à Clone Wars, sous les traits de l’irrésistible Rosario Dawson. Nous retrouverons également Bo-Katan Kryze, que les fans des animés Star Wars connaissent bien, et qui retrouve une seconde vie avec Kathee Sackhoff. Nous avons dans la foulée la promesse d’une venue future du grand amiral Thrawn, vilain en chef de l’univers étendu déjà apparu dans Star Wars Rebel. De quoi exciter les inconditionnels de romans qui avaient été expulsés du canon de Star Wars avec la sortie de la trilogie de 2015.

Outre ces apparitions surprises et ces belles promesses, cette saison 2 réserve son lot d’action cinématographique, recrutant des valeurs sûres comme Robert Rodriguez et Peyton Reed (réalisateur de Ant-Man) pour visiter de nouveaux mondes et des plus familiers. L’ouverture nous conduit sur Tatooine capturer un gigantesque ver des sables pour un épisode de près d’une heure qui remet instantanément la série en orbite. L’action est lisible, les panoramas sont superbes, les échanges musclés. Mais la relation qui unit le héros et le bébé jedi est toujours le centre de gravité de la série. Alors que nous découvrons peu à peu qui est ce petit être et quelle sera sa destinée, le mandalorien s’ouvre de plus en plus, s’autorisant quelques touches d’humour bienvenues. Les péripéties ne sont pas des plus originales, et parfois répétitives. On nous refait le coup de l’enlèvement et de la prise d’assaut d’un croiseur de l'(ex) empire. Mais il y’a toujours un grand soin pour faire monter la tension, une science du découpage qui sait maintenir l’intérêt et faire tomber la garde du téléspectateur. Le dernier épisode de la saison est un bel exemple de jeu entre le suspens et l’attente. Alors que nous nous attendons à une fin qui va marquer un gros bodycount (les dark troopers brrr), Jon Favreau fait débarquer la surprise qui va mettre fin à l’arc du bébé Yoda. Une surprise superbement introduite et exécutée qui saura réchauffer le coeur du StarWarsphile.

Il faut profiter de cette très belle saison 2 et la savourer comme elle le mérite. Car on sent déjà que le ver est dans la pomme. Alors que la saison 1 introduisait des personnages originaux, celle-ci joue avec la nostalgie dès que l’occasion se présente. L’arrivée de Bobba Fett, plutôt inopportune, ne sera qu’un prétexte à introduire une des nouvelles séries Star Wars annoncées par Disney le 10 décembre dernier. Cette même série s’annonçant en post-générique du dernier épisode, comme un coup de coude aux Marvels cinématographiques. Il n’y a qu’un pas à franchir pour voir le retour du syndrome spin-off qui a tant appauvri les blockbuster de la décennie 2010 (chacun des films d’un superhéros était une vitrine au Marvelverse). Ces apparitions ne seraient pas trop graves si elles ne volaient pas le temps nécessaire à faire exister les personnages de l’univers du Mandalorien, mais c’est effectivement le cas. On regrettera par exemple le peu de temps pour développer le personnage de Gina Carano et l’absence de dialogues savoureux pour donner des pauses à l’action. Un autre moins concerne le personnage titre, qui perd de sa superbe à mesure qu’il retire son masque. Il n’est pas très rassurant que la production de la série ait cédé à deux reprises à cette facilité, alors même que le second héros tire sa révérence.

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