Nobody

Réalisation : Illya Naishuller

Scénario : Derek Kolstad

Directeur de la Photographie : Pawel Pogorzelski

Montage : William Yeh, Evan Schiff

Musique : David Buckley

Direction Artistique : Khali Wenaus

Chef Décorateur : Roger Fires

Production : Kelly McCormick, David Leitch, Braden Aftergood, Bob Odenkirk, Marc Provissiero

Pays : USA

Durée : 1h32

Sortie en salles le 02 juin 2021

Acteurs Principaux : Bob Odenkirk, Aleksey Serebryakov, Connie Nielsen, Christopher Lloyd, RZA, Michael Ironside, Colin Salmon, Billy MacLellan

Genre : Action

Note : 7/10

Après une saison 5 surprenante qui l’a portée au niveau de Breaking Bad, Better Call Saul s’est éclipsée jusqu’en 2022 pour préparer son bouquet final. Mais Bob Odenkirk a pu s’offrir une petite récréation en marge du tournage de sa série, ce qui devrait un peu atténuer cette longue attente. Révélé par les sketchs du Mr. Show with Bob & David qu’il partageait avec David Cross (le Tobias Funke de Arrested Development), Odenkirk avait pu confirmer ses talents comiques avec Saul Goodman et monter en gamme dans le drame grâce à Jimmy McGill (ou vice versa). Nobody en fait maintenant un héros d’actioner, et si la mayonnaise prend si bien, c’est probablement parcequ’il ne désapprend rien de ce qu’il a acquis. L’acteur s’est entraîné pendant un an et demie pour ne pas avoir a être doublé pendant les nombreuses scènes d’action qui ponctuent le film. Ajoutant à sa palette un jeu bien plus physique, il parvient à donner à son personnage une tonalité à la fois sombre et légère. Le pré-générique est du Odenkirk à 100%, et on retrouvera parfois, au tournant de deux scènes d’actions gonflées à la testostérone, quelques moments à l’air de rien, qui ne peuvent vous empêcher de sourir.

Si l’idée de Nobody vient de l’acteur, c’est Ilya Naishuller, réalisateur du nerveux Hardcore Henry qui se l’approprie et la tourne dans tous les sens, avec la complicité de Derek Kolstad, le scénariste des John Wick. le réalisateur y intègre la mafia russe et une joyeuse bande de vétérans, le plonge dans une bassine d’adrénaline, pas mal de violence gratuite assumée et lui retire toute contamination au premier degré. L’argument de départ et l’acteur principal pourraient en faire un sous Breaking Bad ou un Revenge movie basique, mais c’est là que nous sommes pris de revers. Dans l’esprit, Nobody est bien plus proche d’un film d’action coréen qu’on aurait mixé à du bon Jason Statham. Naishuller emprunte même par moments les allures stylistiques d’un Winding Refn, mais sans trop s’attarder. L’essentiel est de ne pas se prendre la tête et de passer un bon moment. Le contrat est plus que rempli. Il permet même d’offrir à Christopher Lloyd un rôle totalement improbable, qu’il s’approprie avec panache malgré ses 82 printemps. Une bonne friandise à déguster en salles, pour se dérider un peu entre deux drames à Oscars.

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