The Sadness – 哭悲

Réalisation : Rob Jabbaz

Réalisation : Rob Jabbaz

Directeur de la Photographie : Jie-Li Bai

Montage : Rob Jabbaz

Musique : Tchezhar

Assistant Réalisateur : Schiele Lee

Effets Visuels : Logan Sprengers

Production : David Barker, Eunice Chang, Li-Cheng Yeung

Pays : Taïwan

Durée : 1h39

Sélection Etrange Festival 2021

Acteurs Principaux : Berant Zhu, Regina Lei, Tzu-Chiang Wang

Genre : Horreur, film d’infectés

Note : 7/10

Alors que pandémie, variants et quarantaines font désormais partie de nos vies, le film d’infectés devait bien surenchérir pour rester dans la course. Présent dans la sélection « nouveaux talents » de l’Etrange Festival, le canadien Rob Jabbaz a certes beaucoup de talent pour pousser la barre du mauvais goût et des exactions le plus haut possible, un peu comme un autre canadien nommé David Cronenberg avait su le faire à la fin des années 70 en brandissant son Frissons. Il convoque aussi l’esprit de surenchère gore organique qui avait cours dans le cinéma d’horreur des années 80 et 90, avant que Peter Jackson calme tout le monde avec son Brain Dead, puis que le sang devienne une image de synthèse comme une autre. Le virus Alvin a fait son nid dans la population et le gouvernement semble pourtant ne penser qu’à la prochaine échéance électorale. C’est dans ce contexte qu’un étrange variant se développe qui désinhibe les habitants de Taipei. Meurtres sauvages et les viols deviennent monnaie courante en tous lieux. Cette frénésie apocalyptique se développe à vitesse grand V. Saura t’elle épargner ce gentil couple qui s’était quitté au matin et dont les chemins ont du se séparer au coeur de cette horreur?

The Sadness est un faux-film Made in Taïwan qui sait exploiter la peur de la chute de la civilisation et des mutations de la COVID sans pousser trop de boutons. Des peurs qui étaient bien plus prégnantes en Asie qu’en Europe ou Etats-Unis il y’a quelques années, mais qui ont maintenant atteint le globe, amenant souvent à voir son prochain comme un ennemi mortel. C’est la radicalisation de cette peur de ne plus pouvoir compter que sur soi pour survivre qui est peut-être la véritable tristesse du titre, comme si tout lien social était devenu potentiellement une agression ou un danger. Lorsqu’une scène de métro suintant la tension et la frustration vire à la boucherie en l’espace d’une seconde, le déchaînement gore opère d’abord comme l’explosion d’une soupape de sécurité. A ceci près que cette libération est irréversible, et elle ne s’arrêtera plus. Le contexte est très réaliste, l’élément déclencheur (un variant ayant un effet sur le cerveau, l’inaction du gouvernement) n’est même plus improbable. Mais le réalisateur montre très vite qu’il ne souhaite pas faire un pensum et l’accumulation l’éloigne de toute appréhension au premier degré. The Sadness reste avant tout une fête du gore à l’ancienne, qui se passe bien souvent de scénario et rameute en pagaille les figures imposées du genre. Mais il est diablement efficace.

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