Respect

Réalisation : Liesl Tommy

Scénario : Tracey Scott Wilson, Callie Khouri

Directeur de la photographie : Kramer Morgenthau

Montage : Avril Beukes

Musique : Kris Bowers

Cheffe Décoratrice : Ina Mayhew

Direction Artistique : James Bednark, Mark Dillon, MaryBeth McCaffrey-Dillon

Production : Scott Bernstein, Harvey Mason Jr., Jonathan Glickman, Stacey Sher, Adam Rosenberg, Aaron L. Gilbert, Jason Cloth, Liesl Tommy, Jennifer Hudson

Pays : USA

Durée : 2h25

Sortie en salles le 8 septembre 2021

Acteurs Principaux : Jennifer Hudson, Forest Whitaker, Marlon Wayans, Audra MacDonald, Marc Maron, Tituss Burgess, Skye Dakota Turner, Mary J. Blige

Genre : Biopic

Note : 6,5/10

Respect a été approuvé par Aretha Franklin avant son décès (il y’a trois ans) et elle a pu également choisir l’actrice qui allait l’incarner à l’écran, Jennifer Hudson. Il n’y a donc pas de grande surprise durant les près de 2h30 de ce biopic hommage qui navigue vers les eaux des Ray ou Walk The Line qui avaient popularisé le genre dans les années 2000. Le film de la sud africaine Liesl Tommy porte même un côté plus descriptif et illustratif, moins émouvant que ces derniers, qui savaient adapter le récit au message qu’ils voulaient transmettre. Nous y suivons Aretha « Ree » de sa jeunesse où sa voix était déjà la coqueluche des invités des fêtes nocturnes de son père, le Révérend C.L Franklin à son album de Gospel « Amazing Grace », qui en plus d’être son plus grand succès, occupe une place particulière dans sa vie. Cette coupe au sommet rappelle le final du biopic de Queen, Bohemian Rhapsody qui se terminait sur le Live à Wembley, à ceci près que la carrière d’Aretha devait encore durer plus de 40 ans après les événements.

Le film aura préféré se concentrer sur les jeunes années, celles de sa difficile émancipation de l’emprise des hommes qui ont voulu s’approprier sa voix (son père – pasteur influent et grand soutien de Martin Luther King Jr. – et son premier mari Ted White) et des « démons » causés par le refoulement des traumas de son enfance. Cette émancipation passera par une affirmation personnelle et la construction de son propre style, après avoir longtemps repris des classiques de la soul et du rythm & blues. Sa rencontre avec le producteur d’Atlantic Records, Jerry Wexler, sera un point pivot de cette affirmation, tout autant que l’album de son retour au sources, le gospel. Malgré ce classicisme un peu décevant, Respect a l’avantage de mettre la voix d’Aretha Franklin au centre et de donner un besoin irrépressible d’écouter ses disques. Même les fans de la chanteuse éprouveront un grand plaisir à ce ride aux côtés de Jennifer Hudson. L’actrice/chanteuse révélée par Dreamgirls (un autre biopic, sur les Suprêmes) dont la performance vocale avait sauvé le catastrophique Cats en 2019, réussit encore un beau tour de force. Si son interprétation n’est pas au diapason de sa voix, c’est peut-être que le matériel de base était un peu trop sage.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :