Chucky – La Série

Créateur / Showrunner : Don Mancini

Scénaristes : Don Mancini, Sarah Acosta, Kim Garland, Nick Zigler, Harley Peyton, Mallory Westfall, Isabella Guttierez, Rachael Paradis

Réalisation : Dermott Downs, Leslie Libman, Samir Rehem, Don Mancini, Jeff Renfroe

Directeur de la Photographie : Colin Hoult

Montage : Randy Bricker, Lisa Grootenboer, Ken Ramos, Shiran Amir

Chef Décorateur : Craig Sandells

Direction Artistique : Dennis Davenport

Production : Nick Antosca, David Kirschner, Don Mancini, Harley Peyton, Mitch Engel, Tony Gardner, Alex Hedlund, Todd Leykamp, Jeff Renfroe, Mallory Westfall, David Kirschner

Pays : USA

Durée : 9 x 42 mn

Diffusée sur SyFy et USA Network du 12 octobre au 30 novembre 2021. Inédite en France

Acteurs Principaux : Brad Dourif, Zackary Arthur, Bjorgvin Arnarson, Alyvia Alyn Lind, Teo Briones, Devon Sawa, Barbara Alyn Woods, Michael Therriault, Carina Battrick, Lexa Doig, Rachelle Casseus, Jennifer Tilly, Fiona Dourif, Alex Vincent, Christine Elise

Genre : Horreur, Comédie

Note : 7/10

Les années 2000 ont vu débarquer pléthores de remakes / reboot des « classiques » du cinéma d’horreur des années 70 à 90. Peu ont survécu à la patte du temps comme leur modèle, mais cela n’a pas empêché le petit écran d’exploiter un peu plus ces franchises conçues pour être exploitées jusqu’à l’usure (La franchise juteuse des Freddy a à elle seule pu financer l’expansion du studio New Line) : L’Exorciste, La Malédiction, Scream, la plutôt sympathique Wolf Creek, dernièrement Souviens toi…l’été dernier, et probablement bien d’autres qui retomberont vite dans les griffes de l’oubli. Voici donc venir Chucky, une série portée par son créateur Don Mancini, qui explore la suite des méfaits de l’esprit du tueur en série Charles Lee Ray, que quelques incantations vaudou ont permis de faire revivre dans une poupée Brave Gars. En 1988, le film Jeux d’Enfants lui assure instantanément un statut d’icône du cinéma d’horreur, mais le jeune Andy triomphe de la poupée tueuse…pour un temps. La revoilà deux ans plus tard pour traquer le pauvre gamin et poursuivre le carnage dans sa famille adoptive. Un troisième opus suivit dans la foulée. Le film de trop…pour un temps. La franchise se renouvelle à la fin des années 90 en opérant un lifting vers plus de comédie et de référentiel avec La Fiancée de Chucky tout en dévoilant l’existence de la compagne de Charles Lee Ray, Tiffany, et en embarquant l’actrice Jennifer Tilly (Bound) dans l’aventure, ce qui lui réussit plutôt bien. Le film qui suit, Seed of Chucky agrandit la famille mais la formule s’essoufle déjà…pour un temps. En 2013, la poupée se faufile par le clapet du chat pour un sixième volet, retour aux sources horrifiques de la saga. Nica, L’héroïne de cette nouvelle franchise n’est nulle autre que Fiona Dourif, la propre fille de Brad Dourif, qui double la poupée depuis ses origines. La séquelle, qui se déroule dans un hôpital, se clôturait par le morcellement de l’esprit de Charles Lee Ray. Une menace autrement plus dangereuse qu’un seul et unique Chucky. Dans cet anarchie de suites qui ont suivi le cours du temps, on comprend que Don Mancini ait eu la soudaine envie de toutes les lier, et qu’il lui ait paru évident que seule une intrigue au long cours – portée par une série – pouvait apporter une cohérence d’ensemble au Chucky-verse. C’est désormais chose faite avec ces neuf épisodes qui puisent dans presque l’intégralité de la saga (le troisième volet reste relégué) et permettent de revoir un sacré paquet de têtes connues, tous les acteurs impliqués depuis l’origine ayant répondu présent à l’appel du créateur. Cette volonté de continuité confère déjà à la série Chucky un bon capital sympathie.

Le temps où la chaîne SyFy était abonnée aux productions cheap tournés pour trois sous dans une forêt d’Europe de l’Est est révolu. Avec des bombes comme Z Nation et les trois saisons de The Expanse dans sa besace, SyFy était à même de booster cette résurrection en donnant ce qu’il faut de liberté à Don Mancini. Orientant la série vers le teen movie, il évite néanmoins l’écueil du jeunisme qui avait plombé la série Scream. Ces nouveaux héros sont incarnés par des ados de 14 ans (une belle brochette d’enfants stars devenus ados) qui sont dirigés suffisamment bien pour que leurs personnages dévoilent une personnalité propre et attachante définie par autre chose que leur portable ou leur compte instagram. Don Mancini se permet également de faire évoluer le cadre du teen movie sans que son progressisme affiché ne vampirise le spectacle. Sans oublier le bodycount habituel du tueur (une moyenne d’un crime par épisode au début) et la mise en valeur du côté toujours malsain de l’animation animatronique, l’équipe de scénaristes a su coller ensemble toutes les pièces du puzzle avec humour et panache. Lorsqu’elle sacrifie au piège des origines (comme l’a fait avec moins de saveur la série Wolf Creek), ce n’est que pour mieux entrevoir les motivations de Charles Lee Ray, qui sont un point important de l’intrigue. Ces neuf épisodes font au final plus que remplir leur contrat de réunion de famille. Ils assurent aux amateurs des films un plaisir comparable à celui que procura la série Ash vs Evil Dead, tout en offrant une belle porte d’entrée pour la nouvelle génération. La question se pose néanmoins sur la saison 2 en préparation, car tout semble avoir été exploré. Espérons que Don Mancini a d’autres idées dans sa manche et qu’il ne noiera pas inutilement ce nouveau rebond.

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