Bull

Réalisation : Paul Andrew Williams

Scénario : Paul Andrew Williams

Directeurs de la Photographie : Ben Chads, Vanessa Whyte

Montage : James Taylor

Musique : Raffertie

Assistant Réalisateur : Jonay Sevillano Regalado

Chef Décorateur : George Syborn

Production : Peter Bevan, Leonora Darby, Marie-Elena Dyche, Sarah Gabriel, Marc Goldberg, James Harris, Mark Lane, Dominic Tighe, Paul Andrew Williams

Pays : Royaume-Uni

Durée : 1h28

Diffusé sur Shadowz depuis le 25 décembre 2021

Acteurs Principaux : Neil Maskell, David Hayman, Lois Brabin-Platt, Kevein Harvey, Henri Charles, Tamzin Outhwaithe

Genre : Néo-noir, horreur

Note : 7,5/10

Neil Maskell était un des deux tueurs à gage de Kill List, le film qui révéla de Ben Wheatley en 2011. Dans le ténébreux Bull, il incarne également un tueur à la violence froide dans un univers ordinaire, mais il est cette fois seul. Dix ans ont passé depuis que Bull a disparu. Auparavant, il était l’homme de main de son beau-père Norm (le glaçant David Hayman), patriarche d’une famille qui contrôle les rackets du coin d’Angleterre où se déroule l’action. Mais le mariage a mal tourné et la famille a réglé la question de la garde du gamin de la seule façon qu’elle savait le faire. Lorsque les membres de sa famille commencent à tomber les uns après les autres, Norm a du mal à croire que Bull puisse être de retour. Il l’est pourtant, et il est suffisamment remonté pour faire couler le sang et démembrer à tout va, pourvu qu’on l’aide à remonter la piste de son fiston.

Ce résumé, pourtant fidèle, pourrait être trompeur. Paul Andrew Williams, qu’on avait pas revu depuis le sympathique Bienvenue au Cottage (2008), n’est pas de retour avec une série B de vengeance, mais un vrai thriller/polar premier degré. Le côté ordinaire du crime (les tueurs pourraient être vos voisins), du contexte (un différend familial simple) et le petit microcosme anglais dans lequel il se déroule, installent un ambiance malsaine et très (trop réaliste), qui renvoie aux premiers films de Kill List ou Down Terrace, avec l’humour noir en moins. Dans sa structure et son portrait social brut , il y’a aussi beaucoup du Dead Man’s Shoes de Shane Meaddows, que Bull cite abondamment tout en s’en détachant suffisamment pour faire son petit chemin. C’est une piste qu’on remonte, un bodycount qui se constitue à mesure que les flashbacks reconstituent le passé. La violence y’est d’autant plus percutante qu’elle n’est jamais retenue. Paul Andrew Williams met très bien en valeur Neil Maskell, qui oscille entre le terrifiant et l’humain, jouant de son statut de boogeyman des tueurs qui n’a plus rien à perdre, sans jamais perdre de vue sa condition de père. Le réalisateur/scénariste prend aussi un plaisir malin à détourner des lieux communs de l’enfance et à mêler les genres, par petites touches qui se mélangent subtilement à la noirceur d’ensemble. Bull tient sa tension jusqu’à ses dernières minutes qui parviennent à éclairer un peu le parcours de l’anti-héros, par un étrange paradoxe qu’on n’avait pas vu venir. Bull est depuis peu en exclusivité sur la plateforme Shadowz, qu’on ne saurait trop vous conseiller d’aller visiter.

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