Stranger Things – Saison 4 Partie 2

Créateurs / Showrunners : Matt & Ross Duffer (The Duffer Brothers)

Réalisation : Matt & Ross Duffer

Scénario : Matt & Ross Duffer

Directeur de la Photographie : Lachlan Milne, Caleb Heymann

Musique : Kyle Dixon, Michael Stein

Chef Décorateur : Chris Trujillo

Direction Artistique : Sean Brennan, John Snow, Paulus Dascioras, Ainis Jankauskas

Casting : Carmen Cuba

Production : Matt & Ross Duffer, Dan Cohen, Shawn Levy, Rand Geiger, Iain Paterson, Emily Morris, Curtis Gwinn, Paula Kramer, Gary Tuck, Richard Denault, Paul Ditchter, Lampton Enochs, Joshua Kohl Hegmann, Tudor Jones, Kate Trefry, Lina Miseikyte

Pays : USA

Durée : 1h25 + 2h19 (2 épisodes)

Diffusion sur Netflix à partir du 1er juillet 2022


Acteurs Principaux : Millie Bobby Brown, Finn Wolfhard, Gaten Matarazzo, Caleb Maclaughlin, Noah Schnapp, Sadie Sink, Winona Ryder, David Harbour, Natalia Dyer, Charlie Heaton, Joe Keery, Maya Hawke, Brett Gellman, Priah Ferguson, Matthew Modine, Paul Reiser, Jamie Campbell Bower, Joseph Quinn, Robert Englund, Tom Wlaschiha, Nikola Đuričko

Genre : Horreur, Fantastique, Drame

Note : 7,5/10

La conclusion de la saison 4 de Stranger Things est disponible sur Netflix depuis le 1er juillet, un mois après la livraison du premier package. De quoi donner le temps de voir les sept premiers épisodes aux téléspectateurs peu rodés aux épisodes de séries tévés de plus d’une heure ou qui ne pratiquent pas le binge. Seuls maîtres à bord au scénario et à la réalisation de ces deux derniers longs épisodes, les frères Duffer ont nommé cette saison leur saison Game of Thrones. La première partie – qui suivait des groupes de personnages séparés en trois lieux (Hawkins, la Californie, la Russie) ne les a pas fait mentir. Cette forme nouvelle permettait de donner plus d’ampleur à la série et de plus s’attarder sur les personnages. C’était le bon moment, car nous ne parlons maintenant plus d’enfants, mais d’adolescents et de jeunes adultes. A l’instar des Harry Potter, la rupture progressive avec l’enfance donne à la série – déjà horrifique à la base – un ton beaucoup plus sombre, qui en fait un drama à part entière. La mue a été brillante dans cette première partie, créant une belle attente pour la conclusion : un épisode promis comme un véritable blockbuster qui avait encore de la marge pour casser la baraque, avec un budget total de 270 millions de dollars pour les 9 épisodes. Ce final est globalement à la hauteur des attentes. Il prend acte du virage de la série. Il est épique, haletant réalisé avec soin et parfois emprunt de lyrisme.

En citant ces adjectifs, nous parlons bien d’une série adolescente bornée géographiquement. Mais nous savons depuis la fin des années 90 qu’un drama adolescent fantastico-horrifique en milieu fermé peut se vanter de toutes ces qualités, même avec un budget moyen et tourné dans le lycée du coin. Intrigue centrée autour d’au moins quatre personnages féminins forts dont une super héroïne, season finale aux enjeux de fin du monde, une ville américaine comme les autres…en apparence, un groupe aux éléments disparate que la lutte rapproche: Les frères Duffer ont sauté à pied joint dans le sillage de Buffy Contre les Vampires, avec la plus-value d’un budget de cinéma. Dans ce dernier combat et les échanges qui le précèdent ou le ponctuent, l’ADN Whedonien se retrouve beaucoup plus que dans les trois premières saisons. Les frères Duffer parviennent à nous faire ressentir la tension et les enjeux à un niveau inférieur d’une fin du monde à Sunnydale, mais il y’a véritablement quelque chose qui se passe. Ils réussissent également un autre beau pari : Supprimer les distances des trois groupes sans pour autant les faire revenir en un lieu unique. Nous aurions pu penser que le final se déroulerait à Hawkins. Mais les showrunners auront préféré utiliser un artefact autrement plus signifiant, qui permet de garder chacun des personnages au centre de l’action jusqu’au bout. Ce double épisode aurait pu s’appeler « Eleven Rises ». Mais là encore, il est question d’un groupe plus que d’une individualité. Millie Bobbie Brown a plusieurs grands moments, dont une belle épiphanie pour le personnage, mais chacun aura son rôle a jouer dans la résolution finale. La performance de Sadie Sink en Max, est encore une fois bouleversante, tout comme celle de Natalia Dyer/ Nancy- dont le personnage est peu à peu devenu un moteur du groupe.

Il y’a pourtant des scories qui empêchent cette fin de ce hisser à la hauteur de la première partie. La première concerne ses ambitions démesurées, qui jouent parfois contre elle. Le climax de près de deux heures du dernier épisode aurait mérité d’être plus concis, et il aurait pu l’être sans perdre de sa force. Et en revers de la médaille de l’épique, nous aurons une conclusion à rallonge qui s’éternise un peu…pour déboucher sur un cliffhanger un peu gratuit. Il faut parfois savoir couper. Les frères Duffer ont voulu tout mettre dans le montage final. Cela ne gâche en rien tout le bien qu’ils ont pu apporter à leur univers en une seule et unique saison.

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