What we do in the shadows – saison 2

Créateur / Showrunner : Jemaine Clement

Scénario : Jemaine Clement, Taika Waititi, William Meny, Jake Bender, Zack Dunn, Shana Gohd, Sarah Naftalis, Stefani Robinson, Paul Simms, Marika Sawyer, Josh Lieb, Tom Sharpling, Sam Johnson, Chris Marcil

Réalisation : Jemaine Clement, Kyle Newacheck, Yana Gorskaya, Lisa Johnson

Directeur Photo : D.J Stipsen

Montage : Yana Gorskaya, Dane McMaster, Varun Viswanath, Daniel Haworth, Antonia de Barros

Durée : 10 x 25 mn

Diffusé sur FX depuis le 15 avril 2020

Diffusé sur Canal + Séries depuis le 20 avril 2020.

Production : Garett Basch, Jemaine Clement, Scott Rudin, Paul Simms, Taika Waiti, Eli Busch, Stefani Robinson

Acteurs Principaux : Matt Berry, Natasia Demetriou, Kayvan Novak, Harvey Guillen, Mark Prolsch

Genre : Comédie Fantastique

Note : 8/10

Alors que Taika Waititi obtient les bonnes grâces des Oscars avec « Jojo Rabbit », Jemaine Clement porte toujours l’adaptation sérielle de leur co-création la plus originale, et c’est tant mieux. What we do in the shadows fait partie du peu de séries issus de films qui ont réussi car la matrice What we do in the Shadows film était une modernisation du fantastique qui ne demandait qu’à développer un univers, pas uniquement la figure du vampire. Jemaine Clement en a conscience, et il tend souvent à pousser le bouchon. Cette nouvelle saison accueille entre autres choses des fantômes, du vaudou, des sorcières, des chasseurs de vampire ou une poupée possédée par l’âme de Nadja. Ce shadowverse versant classique fonctionnait nettement mieux dans le film, puisque centré sur la cohabitation entre différente légendes vampiriques. Mais cette multiplication des figures au sein de loners est un vrai handicap pour la série dans la première partie de cette saison 2. L’humour reste savoureux, souvent basé sur le décalage avec le monde moderne, les effets visuels ont progressé, les trois vampires ont des caractéristiques mieux définies et une vie passé plus riche, mais une routine s’est installée dans le puits à idées.

Il faudra attendre l’épisode 5 pour avoir l’épisode qui franchira le second palier, un épisode centré sans surprise sur Colin Robinson. « Colin Robinson’s Promotion ». Le vampire psychique gravit les échelons dans sa boîte, ce qui provoque chez lui une mégalomanie dangereuse pour ses proches et pour notre monde. Crescendo hilarant, cette aventure rappelle que la série n’est jamais meilleure que lorsqu’elle puise dans le monde réel et dans les rapports sociaux. Colin Robinson est un peu le symbole de cette fraîcheur puisqu’il fait feu de tout l’ennui provoqué par notre société et il est (avec Guillermo) la porte des vampires vers le monde du jour. L’épisode suivant « On the Run » sera tout aussi bon, avec un Laszlo contraint de prendre la fuite car poursuivi par Jim le vampire, interprété par Mark Hamill. Le vampire hédoniste devient Jackie Daytona, propriétaire d’un bar dans une petite bourgade et sponsor de l’équipe de volley local. Nick Kroll « Simon the devious » fait son retour avec un nouveau crew plutôt lamentable dans un épisode 7 qui nous offrira entre autres un affrontement sur internet entre Colin Robinson et un troll.

La saison 1 nous avait laissé avec la découverte de l’héritage de Guillermo, familier exploité par Nandor et véritable homme à tout faire de la maison. Sa condition de descendant d’une lignée de chasseur de vampires, et plus largement la condition de stagiaire/non vampire de Guillermo au sein du groupe seront le seul fil rouge de la saison. Le familier expérimente à chaque épisode et prend de l’assurance, épouse sa nature pour finir par la nier de nouveau (mais il ne peut la fuir très longtemps) et il se trouve dans la position de négocier…pour de meilleures avantages sociaux. La fin de la saison voit les talents du seul humain du groupe exposés au grand jour au sein d’une assemblée de vampire, toujours dans le même décalage teinté d’humour noir. Après cela, rien ne sera plus comme avant pour nos quatre vampires.

The Twilight Zone 2019 – 1×02 Nightmare at 30 000 Feet

La première partie de l’épisode, claustrophobique et dérangeante, parvient à installer un climat de paranoïa efficace à travers l’omniprésence d’un podcast du futur. Mais l’épisode négocie très mal son dernier virage.

Créateur : Rod Serling

Créateurs version 2019 : Simon Kinberg, Jordan Peele, Marco Ramirez

Scénariste : Marco Ramirez d’après le scénario et l’histoire « Nightmare at 20 000 Feet » de Richard Matheson.

Réalisateur : Greg Yaitanes

Monteur : Scott Turner

Directeur photo : Craig Wrobleski

Compositeurs : Marco Beltrami, Brandon Roberts

Narrateur : Jordan Peele

Episode : 1x35mn

Origine : USA

Genre : Remake de série

Acteurs Principaux : Adam Scott, Chris Diamantopoulos, Dan Carlin, Katie Findlay, Nicholas Lea

Producteurs Exécutifs : Marco Ramirez, Jordan Peele, Simon Kinberg, Greg Yaitanes, Jessica Mecklenburg, Grace Gilroy, Glen Morgan, Carolyn Serling, Rick Berg, Audrey Chon, Win Rosenfeld

Chaîne : CBS

Où je vois ça en France? Nulle part

Note : 6/10

Deux remakes de la série d’anthologies de Rod Serling (1959) ont été produits avant celui-ci : la Cinquième dimension (1985) et la Treizième Dimension (2002). Bryan Singer devait à l’origine développer le troisième revival de la quatrième dès 2012. Simon Kinberg (scénariste et producteur de la franchise X Men) joignit la production en 2016. Fort du succès de Get out, Jordan Peele approcha CBS en 2017 pour relancer le projet sous la houlette de sa boîte de production, Monkeypaw Productions. Peu après, Marco Ramirez (la série Daredevil, Orange is the new black) rejoignit la production. Bien qu’il n’y ait pas de showrunner en titre sur la série, le réalisateur Greg Yaitanes est chargée de veiller sur la continuité du show. La série est lancée le 1er avril 2019 sur CBS.

Alors que le pilote de la série développait une histoire inédite, ce remake d’un épisode de la série originale permet de mieux déterminer les partis pris de la nouvelle série. A noter que « Nightmare at 20000 Feet », épisode signé Richard Matheson et interprété par William Shatner avait déjà été remaké en 1983 par George Miller comme segment du film « The twilight Zone », où il mettait en scène John Lithgow. Dans ces versions, la cause de la paranoia des deux hommes était une mystérieuse créature juchée sur l’aile de l’avion et qui était visiblement en train de le saboter. La nouvelle version choisit de baser la paranoia du personnage interprété par Adam Scott sur un podcast prédisant la disparition imminente de l’avion où il se trouve. Le journaliste décide d’enquêter, égrainant les pistes proposées par le podcast et passant pour un cinglé aux yeux des autres voyageurs. Seul un homme qu’il a rencontré avant le décollage, un ancien pilote, semble le croire.

L’amputation de vingt minutes est une bonne nouvelle. La première partie de l’épisode, claustrophobique et dérangeante, parvient à installer un climat de paranoïa efficace à travers de l’omniprésence de ce podcast du futur, faux narrateur omniscient qui challenge véritablement le héros. L’idée de préscience d’un accident d’avion n’est pas neuve : Elle renvoie à la scène d’ouverture du premier destination finale (Ce n’est peut-être pas un hasard si Glen Morgan, le co-scénariste de ce volet est aussi un des producteurs de la série), mais la variation est habile. Malheureusement, l’épisode négocie très mal son dernier virage en s’orientant vers un véritable crash, le twist étant téléphoné au possible et le final revenant rétrospectivement sur tout ce qui faisait l’intérêt du podcast, le mystère de la disparition des passagers. Ainsi ce dernier aura été un outil pratique pour balader le spectateur, et pas grand chose de plus. Si le problème de la dilution n’est plus, celui de la dispersion est patent et laisse entrevoir les failles d’un scénario qui se rend bancal à force de vouloir ajouter des strates au simplisme apparent de la série de Rod Serling .

The Twilight Zone 2019 – Pilote « The Comedian »

Maintenant que les séries se sont émancipées, il est difficile de les envisager comme quelque chose d’aussi simple, mais pourtant efficace, qu’une courte nouvelle de SF. Ainsi le twist de ce segment est-il noyé par tous les à-cotés de l’épisode et par la longueur du cheminement du point A au point B.

Créateur : Rod Serling

Créateurs de la version 2019 : Marco Ramirez, Jordan Peele, Simon Kinberg

Scénariste : Alex Rubens

Réalisateur : Owen Harris

Monteur : Scott Turner

Directeur photo : Mathias Herndl

Compositeurs : Marco Beltrami, Brandon Roberts

Narrateur : Jordan Peele

Episodes : 1x56mn, 1x35mn

Origine : USA

Genre : Remake de série

Acteurs Principaux : Kumail Nanjiani

Producteurs Exécutifs : Jordan Peele, Simon Kinberg, Marco Ramirez, Win Rosenfeld, Audrey Chon, Carol Serling, Rick Berginyon

Chaîne : CBS

Où je vois ça en France? Nulle part

Note : 6/10

Deux remakes de la série d’anthologies de Rod Serling (1959) ont été produits avant celui-ci : la Cinquième dimension (1985) et la Treizième Dimension (2002). Bryan Singer devait à l’origine développer le troisième revival de la quatrième dès 2012. Simon Kinberg (scénariste et producteur de la franchise X Men) joignit la production en 2016. Fort du succès de Get out, Jordan Peele approcha CBS en 2017 pour relancer le projet sous la houlette de sa boîte de production, Monkeypaw Productions. Peu après, Marco Ramirez (la série Daredevil, Orange is the new black) rejoignit la production. Bien qu’il n’y ait pas de showrunner en titre sur la série, le réalisateur Greg Yaitanes est chargée de veiller sur la continuité du show. La série est lancée le 1er avril 2019 sur CBS.

Il n’y a pas de formule pour détecter l’ADN d’une série, les éléments qui la constituent et qui feront qu’elle pourra être transposée à une autre époque sans perdre sa substance. Ou bien qu’elle ne puisse être transposée que comme un ersatz portant le même nom, cet ADN étant trop intiment lié à l’époque à laquelle elle a été diffusée. The Twilight zone a déjà été remakée et il a été prouvé que son concept peut très bien passer la barrière du temps, bien qu’il perde à chaque fois une partie de la saveur de l’original. Jordan Peele et ses compères ont visiblement choisi un compromis entre une certaine déférénce envers son créateur Rod Serling (la note d’intention est dans le générique) et une mise au goût du jour qui le rapproche des standards télévisuels de 2019. Ce compromis donne un résultat tiède.

Ce pilote raconte l’histoire d’un comédien de stand up sans succès, puisque tentant de faire rire avec des sujets sérieux. Après avoir rencontré un autre comédien, il applique ses conseils en se moquant de gens qu’il connaît. Le succès est immédiat. Mais les applaudissements du public ont pour effet de faire disparaître chacune des personnes dont il s’est moqué, comme si elles n’avaient jamais existé. Khumail Manjani, le Dinesh de Silicon Valley interprète solidement le rôle titre sur une durée de plus de 50 mn. Le narrateur Jordan Peele intervient au début et à la fin de l’épisode, le générique est joliment revisité en conservant les fondamentaux et nous nous attachons toujours à un personnage qui se retrouve malgré lui dans cette quatrième dimension, donc à un point de vue unique. A l’instar des films de Jordan Peele (Get out et Us), l’histoire de The Comedian est originale. Elle décrit un des maux de son temps – la moquerie comme forme d’humour la plus efficace – au travers du parcours de son personnage principal. La réalisation met en valeur l’action. Une grande partie de l’ADN de la quatrième dimension est donc bien là.

La grande nouveauté réside dans la proximité établie avec le comédien, un désir de connexion manifesté par les lenteurs volontaires du récit, l’effet de répétition des scènes et le retrait de la narration qui favorise que l’on se noie progressivement dans sa psychose. Pas de séparation en actes, pas de jugement du narrateur pour mettre en perspective que nous sommes dans une fable et pour cet épisode, une absence totale de concision. Or, la concision était un des éléments les plus importants de the Twilight Zone. Elle dérivait probablement de la parenté de la série avec les courtes nouvelles de SF – une histoire sans trop de personnages qui va d’un point A à un point B, un twist qui emporte le morceau. Maintenant que les séries se sont émancipées, il paraît difficile de les envisager comme quelque chose d’aussi simple, mais pourtant efficace. Ainsi le twist de ce segment est-il noyé par tous les à-cotés que nous offre l’épisode et par la longueur du cheminement du point A au point B. Malgré son originalité et le fait qu’elle se tienne pour elle-même, l’histoire apparaît bancale dans le contexte du show. Reste à voir si cette forme plus diluée se supportera mieux sur la longueur de la série.


What we do in the shadows – saison 1

Un « the office » fantastique ponctué de confessions face caméra, explorant progressivement un microcosme surnaturel niché dans le monde moderne et incorporant des fausses (et hilarantes) images d’archives sur la vie des immortels.

Producteurs exécutifs : Jemaine Clement, Taika Waititi, Paul Simms, Scott Rudin, Garrett Basch, Eli Bush
d’après le film « what we do in the shadows (vampires en toute intimité) de Jemaine Clement & Taika Waititi

Scénaristes : Jemaine Clement, Paul Simms, Josh Lieb, Tom Scharpling, Duncan Sarkles, Iain Morris

Réalisateurs : Taika Waititi (pilote), Jemaine Clement, Jackie van Beek

Compositeur : Mark Mothersbaugh

Origine : USA

Genre : Mockumentaire, comédie fantastique

Acteurs Principaux : Matt Berry, Kayvan Novak, Natasia Demetriou, Harvey Guillen, Mark Proksh

Episodes : 10

Chaîne : FX

Où je vois ça en France? Sur Canal + Series

Note : 8,5/10

En 2014 sortait « what we do in the shadows », faux documentaire néo-zélandais de Jemaine Clement (Flight of the Conchords) et Taika Waititi, tiré de leur court-métrage tourné en 2005. Dans un format proche de « the Office » et « Parks & recreation », le film parvenait à réunir les mythes vampiriques constitués à travers les âges pour les faire cohabiter (Un Nosferatu, un Dracula, un vampire dandy à la Anne Rice, un vampire moderne style « blade »). Le côté documentaire décalé fonctionnait parfaitement, les passages comiques étaient savoureux et les personnages très attachants. Le film sortait en France bien plus tard sous le titre « vampire en toute intimité », assorti d’un doublage volontairement potache qui évacuait le premier degré du documentaire. A défaut de succès mondial, le film se forgea un beau public de fans. Remarqué par Marvel, Taika Waititi est promu à la tête du sympathique « Thor Ragnarok ». Cinq ans plus tard, le duo Clement/Waiti rempile pour la série.

Episode 1 – Pilote 8,5/10

Les vampires du film ont été remplacés par Nandor, Laszlo, Nadja et Colin Robertson, flanqués du familier de Nandor, Guillermo. Ceux-ci auraient migré d’Europe vers les Etats-Unis, au lieu de la Nouvelle-Zélande. Ces changements n’empêchent pas ce pilote d’être dans l’esprit du film : un « the office » fantastique ponctué de confessions face caméra, explorant progressivement un microcosme surnaturel niché dans le monde moderne et incorporant des fausses (et hilarantes) images d’archives sur la vie des immortels. Le côté « pris sur le vif » fonctionne moins, les nouveaux personnages se mettant un peu trop en scène. On perd la partie la plus subtile du film qui confrontait tous les styles de vampire, ceux-ci étant nettement moins caractérisés. Néanmoins, l’ajout d’un élément féminin est bien vu, comme celle du familier Guillermo, qui fait office de lien humain dans cet univers inconnu. La meilleure idée est d’avoir incorporé un vampire psychique diurne, Colin Robinson, qui peut vampiriser l’énergie des humains et des vampires. Un type tellement chiant qu’il pompe votre énergie, et son terrain d’action est…un bureau.

La série propose une intrigue différente : Point de unholly masquerade, mais la visite d’un vampire ancien (interprété par Doug Jones) qui impose aux héros de conquérir les Etats-Unis (ou du moins Staten Island) avant son réveil. Tous ces nouveaux éléments augurent de bonnes idées encore dans les cartons, et une volonté d’aller plus loin que le film.

Episode 2 – City Council 8/10

Les trois vampires et Guillermo doivent préparer un plan pour conquérir Staten Island. Colin Robinson les conduit à une séance du conseil municipal lors de laquelle Nandor exige le pouvoir. Sa requête rejetée aimablement, il décide de se venger de la présidente. Pendant ce temps, Lazslo tente de séduire celle-ci et Nadja convertit une jeune vierge.

Quatre vampires au Conseil de Staten Island

Les bons points du pilote sont confirmés et la série se met sur ses rails. La grandiloquence des vampires trouve un parfait contre-terrain avec l’austérité des séances du conseil, lieu de villégiature d’un Colin Robinson on fire. Nous aurons en prime un beau pétage de cable de conseiller municipal sous emprise. Le jeu avec les codes continue, ici avec une étreinte suivie d’une transformation anticlimactique au possible. La parfaite intégration des propriétés magiques des vampires (vols, déplacements rapides) fait plaisir à voir.

Episode 3 – Werewolf Feud 8/10

Suite à un accrochage avec un loup-garou devant leur manoir, les trois vampires et Guillermo doivent se confronter à sa meute…en suivant les règles. Pendant ce temps, Colin Robinson rencontre Evie Russell, un vampire émotionnel qui a décidé de chasser sur son terrain. Les deux vampires émotionnels décident de chasser/sortir ensemble pour maximiser leur efficacité.

Difficile de jouer selon les règles…

La série n’est pas à court d’idées. Pour la partie The Office/Colin, l’arrivée d’un vampire émotionnel qui se nourrit de la pitié des gens est somme toute logique. Vanessa Bayer du Saturday Night Live joue bien son rôle, même si l’alchimie entre elle et Colin ne fonctionne pas toujours (la scène de battle est plutôt faible et il y’a une tendance à trop en faire). Nous avons enfin le plaisir de rencontrer les loups garous, qui sont aussi crétins et gouvernés par leurs instincts animaliers que dans le film, en plus de former des pack pluri-ethniques très pratiques pour les quotas télévisuels. On continue à ce niveau de détourner avec humour les codes du fantastique. L’affrontement avec les vampires ne se joue évidemment pas selon les règles et ses derniers gagnent la manche avec une idée de génie.

Episode 4 – Manhattan Night Club 8/10

Afin de gagner du terrain, les trois vampires décident de s’allier avec Simon le Perfide, qui contrôle Manhattan. Ils le retrouveront dans son club pour une négociation très déséquilibrée qui comprend le chapeau maudit de Laszlo. Pendant ce temps, Guillermo rencontre d’autres familiers et il se rend compte qu’il n’est pas aussi bien traité qu’il devrait l’être. L’étudiante converti par Nadja dans l’épisode 2 complète sa transformation.

Celui qui devra porter le chapeau

Nous quittons enfin Staten Island pour aller explorer d’autres territoires où les vampires règnent, au milieu d’un club de Manhattan qui révèle à la fois l’organisation du microcosme des familiers (qui ont leur propre newsletter!) et les bandes de vampires existant un peu partout. Le chapeau maudit de Laszlo est le fil rouge de l’épisode et nous permet de conclure sur une note de justice poétique. Un petit vol au dessus de New-York à l’issue …douloureuse est aussi programme. Même si on pouvait espérer que la prise de conscience de Guillermo fasse un peu avancer son statut, ce n’est probablement pas demain la veille qu’il sera transformé.

Episode 5 – Animal Control 7,5/10

Alors qu’il tente d’impressionner Nadja, Laszlo se fait assommer par les voisins dans son apparence de chauve souris. Il est aussitôt conduit à la fourrière. Nandor, Guillermo et Colin Robertson devront ruser pour le délivrer de cette prison. Pendant ce temps, Nadja retrouve Jeff (Episode 1), énième incarnation de son ancien amant Gregor. Elle découvre vite que ce dernier a bien changé et elle devra faire revenir les souvenirs de son ancienne vie pour réveiller le conquérant qui est en lui.

L’art de l’évasion chez les vampires

La série a trouvé son rythme de croisière et elle peut se permettre de temporiser avec des épisodes plus anecdotiques comme celui-ci, qui étofferont un peu plus les personnages. Les vampires n’y sont pas montrés sous leur meilleur jour, toutes leurs tentatives d’hypnose ou de changement de forme se soldant par des échecs. Si cette carte pourrait à l’avenir atteindre leur crédibilité (ils ont quand même traversé les siècles…), le côté absurde de la situation de cet épisode permet de faire passer la pilule. La partie sur Nadja, très sympathique, permet de vérifier que what we do in the shadows a un peu de mémoire. En espérant que ce Gregor revigoré revienne de temps à autre en tant que ce second rôle.

Episode 6 – Baron’s Night Out 7,5/10

Le baron se réveille de son sommeil et il est bien devenu un vieux con, lui qui était jadis si cool et libéral. Mais une sortie en ville dans le Nouveau Monde avec Nadja, Laszlo et Nandor va remettre les choses en place

La terreur du monde des vampires part en vadrouille

Confidences, sang alcoolisé et sang de drogué sont en programme, avec un final prévisible mais qui est tellement stupide qu’il valait le coup de se concentrer sur cette intrigue pour tout l’épisode, et de laisser encore un peu de côté Colin Robinson. Du coup, le fil rouge de la saison meurt prématurément, mais cela n’est pas un mal.

Episode 7 – The Trial 8,5/10

Suite au précédent épisode, nos trois vampires sont jugés par le Conseil vampirique qui regroupe des acteurs ayant incarné des vampires célèbres : Wesley Snipes (via skype) pour Blade, Evan Rachel Wood pour True Blood, Tilda Swinton pour only lovers left alive, Danny Trejo pour Une nuit en enfer et Paul Reubens  pour Buffy tueuse de vampires. Et bien évidémment les trois vampires du film « what we do in the shadows ». A côté, des apparitions de Dave Bautista et Kristen Schaal (Pour en savoir plus sur ce grand rassemblement vampirique). Bref, que du beau monde pour cet épisode spécial.

Le jugement des célébrités

Nous faisons connaissance avec un bébé vampirisé par Laszlo. Le rôle des familiers est de nouveau mis en avant et Nandor sauve in extremis Guillermo de sa sentence. Le regard caméra final de Colin Robinson est priceless. On dénote néanmoins un vrai problème sur la gestion de l’équipe de tournage, qui est mise en avant depuis l’épisode 6. Comment peuvent-ils être admis à une cérémonie secrète alors même que les familiers n’y ont pas accès, et pourquoi ne sont-ils pas appelés à témoigner lors du procès? Mais peu importe, ce détail ne gâche pas le plaisir.

Episode 8 – Citizenship 7,5/10

Nous retrouvons l’étudiante qui avait été transformée par Nadja. La pauvre ressent les changements, mais ignore qu’elle a été initiée. Nadja finit par vendre la mèche. Elles infiltrent une soirée étudiante pour que l’intiée boive du sang humain. Elle qui n’avait visiblement aucun don vampirique se découvre alors une faculté d’invisibilité.

Une nouvelle venue dans la Famille

C’est un coup bas de plus pour Guillermo puisqu’il découvre qu’ils peuvent transformer les gens par hasard et qu’il n’y a aucun besoin de servir en tant que familier (il a sans doute plus de chances de devenir un loup garou qu’un vampire). La deuxième intrigue sur l’acquisition de la nationalité américaine par Nandor est plus anecdotique. Mais même avec Colin Robinson un peu en retrait, la série reste toujours aussi drôle.

Episode 9 – The Orgy 7,5 /10

L’épisode suit l’organisation de l’orgie vampirique bi-annuelle au manoir de Staten Island. Un événement qui demande une grande exigence d’organisation et met nos vampires sous pression. Laszlo en profite pour se livrer sur sa carrière d’acteur au cours du siècle dernier.

Colin Robinson, toujours premier pour rendre la chair triste

Les pornos de Laszlo sont clairement les meilleurs moments de cet épisode sympathique, mais qui ne fait que revisiter la unholly masquerade du film en version plus trash. Le couple de Nadja et Laszlo prend du plomb dans l’aile. Poussé toujours plus loin par Nandor, Guillermo devra faire face au sacrifice d’un ami vierge pour conserver son statut de Familier.

Episode 10 – Ancestry 8 /10

Nous terminons cette très bonne première fournée par une révélation sur Guillermo, qui serait un descendant de…Van Helsing. Et le pauvre se rend compte qu’une grande partie de ses actions passées, dont le meurtre accidentel du baron, ont été guidées par la génétique. De quoi mener à un cliffhanger hilarant et très logique.

4 vampires, un enterrement et…un chasseur de vampires

Gregor/Jeff, la réincarnation de lu grand amour de Nadja, fait son grand retour en s’évadant de l’asile, mais il va rencontrer son grand exécuteur. Une fin de saison romantique, d’un point de vue vampirique, pour Nadja et Laszlo. Pendant ce temps, Nandor enterre dans la douleur une de ses descendantes. Le bilan de cette première saison est très bon. En prolongeant l’univers du film, What we do in the shadows version TV a donné un beau coup de pied dans le paysage ronflant des sitcoms.