Evil – Saison 3

Créateurs / Showrunners : Robert King & Michelle King

Scénario : Robert King, Michelle King, Davita Scarlett, Aurin Squire, Dewayne Darian Jones, Rockne S. O’Bannon, Erica Larson, Patricia Ione Lloyd, Louisa Hill, Sarah Acosta, Nialla LeBouef

Réalisation : Robert King, John Dahl, Nelson McCormick, Peter Sollett, Yap Fong Yee, Aisha Tyler

Directeur de la Photographie : Petr Hlinomaz

Montage : David Dworetzky, Thom Newell

Musique : David Buckley

Chef Décorateur : Ray Kluga

Direction Artistique : Caitlin Ayer

Production : Liz Glotzer, Robert King, Michelle King, Dewayne Darian Jones, Rockne S. O’Bannon, Robyn-Alain Feldman, Davita Scarlett, Aurin Squire, Nelson McCormick, Patricia Ione Lloyd, Sarah Acosta, Fran Giblin, Louisa Hill, Sam Hoffman, Matthew Kregor, Margot Johnston

Pays : USA

Durée : 10 x 45-57 mn

Diffusé sur Paramount + du 12 juin au 14 août 2022. Pas encore de date de diffusion sur Salto.

Acteurs Principaux : Katja Herbers, Mike Colter, Aasif Mandvi, Michael Emerson, Kurt Fuller, Brooklyn Shuck, Skylar Gray, Maddy Crocco, Dalya Knapp, Christine Lahti, Andrea Martin, Patrick Brammall, Brian D’Arcy James, Boris McGiver,Tim Matheson

Genre : Fantastique, Horreur, Thriller

Note : 8/10

Envie d’ouvrir de nouveau le livre des démons modernes ? Allez y sans trop de soucis car Robert et Michelle King ont préparé une nouvelle fournée de (seulement) dix démons. En plus d’avoir déménagé de CBS à Paramount+, Evil a fait un beau lifting de générique pour sa saison 3. Plus long, plus travaillé, à l’orchestration plus flamboyante, à l’image d’une série sûre d’elle qui fait monter la tension de plusieurs crans, tout en conservant la désinvolture de ses débuts. Si la saison 2 avait incorporé une poignée de loners remarquables, cette saison laisse une part plus grande aux fils rouges introduits depuis le début de la série. Ils entrent en résonance avec le démon de la semaine, quand ils ne l’éclipsent pas temporairement. Cela n’empêche pas Robert et Michelle King de mettre toujours autant à l’épreuve le Père David Acosta nouvellement ordonné, la psychologue Kristen Bouchard et le scientifique Ben Shakir.

David devra se faire à son nouveau monde fait de sermons et de confessions, un train-train peu excitant bientôt bouleversé par l’irruption de Victor LeConte (Brian D’Arcy James), membre des services secrets du Vatican qui lui confie plusieurs missions pour contrer le mal, qui semblent avoir un rapport avec la « prophétesse » Grace Ling et les sigiles mis à jour depuis la première saison. Harcelé par un démon qui prend les traits d’une Kristen aguicheuse qui cherche à le tenter, le prêtre avance sous le regard exigeant de la soeur Andréa. La nonne est maintenant un pivot de la série, et Acosta l’aidera à affronter les autorités de l’Eglise qui remettent en cause sa santé mentale. Kristen est de nouveau condamnée à être une mère célibataire de quatre fillettes turbulentes et irrésistibles, mais le nouveau départ de son mari est un stratagème formenté par sa mère et Leland. Moins déstabilisée que dans la saison précédente, elle doit néanmoins composer avec des phénomènes étranges dans sa maison, avec les secrets de David et d’horrible révélations sur sa fille Lexis. Las de tant d’affaires non résolues, Ben démarre la saison avec une dépression, qui se calmera avec le soutien de sa soeur et l’irruption dans sa vie d’un club de scientifiques. On regrettera d’ailleurs que cet appui informel n’ait pas été plus développé.

Le camp du mal a fait de nombreux émules et les démons sont plus que jamais de sortie. Et particulièrement dans leur accoutrement grand-guignol. La saison 2 avait révélé un culte à grande échelle auquel Leland appartiendrait. Le troisième round du docteur Townsend est tout aussi savoureux que les deux premiers. Il le confrontera à un ennemi inattendu : les quatre filles de Kristen. Il prendra aussi plaisir à jeter la soeur Andréa dans un tribunal et à faire du psy de Kristen un adepte malgré lui. Ayant rejoint le culte, la mère de Kristen atteint, elle, un point de non retour dans la mise en danger de sa famille et la dissémination de la discorde dans notre monde, travaillant à la diffusion de fake news et autres conspirations, ainsi qu’à la vente d’une monnaie virtuelle un peu louche. Des activités plus ou moins liées à d’autres découvertes du groupe en lien avec les nouvelles technologie. Le démon de la semaine prend la forme d’un nouveau réseau social dans le très bien mené The Demon of Algorithms (3-06), mais il peut prendre aussi celle d’un oeuf de Pâques, un même qui circule sur le web ou d’un investissement en ligne. La frontière entre le réel et le fabriqué n’a jamais été aussi ténue que dans cette saison, un peu à l’image de notre monde qui ne sait plus qui ou quoi croire. Toute l’intelligence de cette série est d’aborder ce doute moderne et la monstruosité de certains actes sans se départir d’une dose d’humour, de fantaisie et de poésie. De l’épisode d’ouverture qui propose une expérience pour peser le poids de l’âme à la dernière image qui suggère un nouveau départ plus lumineux, Evil fait réfléchir et invite à s’ouvrir à l’alterité en ne mettant absolument rien sous le tapis. Avec ces dix épisodes, l’équilibre est toujours là.

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